S'immiscer pendant 2h30 dans les petits secrets d'une bande de copains aurait pu devenir fastidieux. Mais non ! Avec une bonne dose d'humour, une belle dynamique de groupe et une brochette de personnages passés maîtres dans l'art de se mentir à soi-même, "Les petits mouchoirs" nous renvoie à cette fameuse poutre qu'on a dans l'oeil. À mi-chemin entre le drame et le feel good movie, Guillaume Canet signe une oeuvre lucide, habile et divertissante, un joli clin d'oeil à nos actes manqués...jeudi 21 avril 2011
LES PETITS MOUCHOIRS: Petits secrets entre amis
S'immiscer pendant 2h30 dans les petits secrets d'une bande de copains aurait pu devenir fastidieux. Mais non ! Avec une bonne dose d'humour, une belle dynamique de groupe et une brochette de personnages passés maîtres dans l'art de se mentir à soi-même, "Les petits mouchoirs" nous renvoie à cette fameuse poutre qu'on a dans l'oeil. À mi-chemin entre le drame et le feel good movie, Guillaume Canet signe une oeuvre lucide, habile et divertissante, un joli clin d'oeil à nos actes manqués...jeudi 14 avril 2011
Quand vulgarité rime avec originalité...ou presque
"Son altesse" essaye d'être à la fantasy ce que Austin Powers fut à James Bond, c'est-à-dire une parodie scabreuse où les codes du genre sont avalés tout rond pour être ensuite expulsés sous forme de jokes scatologiques. Ici, toutefois, ce sont les perversions sexuelles qui sont à l'honneur... et pas les moindres. Repoussant les limites de la vulgarité dans l'espoir de nous faire rire, les créateurs du film ont choisi la provocation comme cheval de bataille. Dépourvu de créativité mais non d'audace, "Son altesse" pourrait aussi bien gagner le razzies du pire film de l'année que devenir un film culte. Allez savoir. mardi 12 avril 2011
HANNA: Un Petit chaperon rouge à la sauce Jason Bourne
Le mélange des genres au cinéma est toujours une entreprise risquée. Cette fois, le film d'action côtoie le conte pour enfant. Imaginez un Petit Chaperon Rouge à la sauce Jason Bourne et vous obtenez ''Hanna'' de Joe Wright, un film d'action efficace doté d'une ambiance inusitée, proche de la fable, riche en surprises, mené tambours battant et qui nous tient en haleine presque jusqu'au bout. Dommage que la finale tombe à plat. jeudi 7 avril 2011
BUMRUSH: The Expendables vs Boyz N' the hood
Michel Jetté avait pris tout le monde par surprise avec "Hochelaga", voyage initiatique d'une recrue au pays des motards criminalisés. Son "Histoire de pen" était moins percutante mais tout aussi cinglante. Avec Bumrush, Jetté hésite entre l'étude sociologique des milieux criminels (sa marque de commerce) et le film d'action typique des années 80. Mauvais mélange... mercredi 6 avril 2011
LES COLIS: TROP VITE EXPÉDIÉ
Suis-je trop facile à prendre au jeu ? Oui c'est cucu, mélo, facile et moralisateur...mais tellement sympathique ! Comédie sans prétention saupoudrée de bons sentiments, Le Colis n'ira pas aux Oscars, c'est certain, mais vous passerez un bon moment et oui, on rit, les situations cocasses ne manquent pas, les éclats de rire sont nombreux et le sourire nous reste accroché au visage durant toute la projection. Pas un grand film mais diablement agréable ! LE CODE SOURCE : LA SOURCE DU CODE
Depuis Matrix, le thriller psychotronic est devenu un sous-genre prestigieux. De Total Recall à Inception en passant par Existenz et Paycheck, la psyché humaine et particulièrement la mémoire semble devenue un enjeu convoité par les tout-puissants de ce monde. Sans égaler Inception, le Code Source offre à la science-fiction une nouvelle oeuvre intelligente, originale et audacieuse. vendredi 1 avril 2011
JALOUX
Le cinéma de genre made in Québec peine à prendre son envol. Il suffit de lire le désaveux public du scénariste d'Angle Mort récemment dans les journaux pour s'en convaincre. Le problème avec ce genre de films, c'est qu'on en a vu d'autres, beaucoup d'autres. Quand on s'embarque là-dedans, y vaut mieux avoir une carte secrète dans sa manche, sinon on compare et on se désole. Ça prenait de l'audace pour tourner "Jaloux" sans l'aide financière du gouvernement... dommage que cette audace soit absente du scénario. Une demie réussite.La réalisation de Patrick Demers se cherche un style. Il filme l'action avec une économie de plans, presque minimaliste mais pas assez pour que cela devienne un parti pris, du coup on se demande si c'est volontaire ou s'il a manqué de temps pour filmer les scènes à sa convenance.
L'histoire prend toutefois son élan en deuxième partie, lorsque l'identité du voisin est enfin questionnée et que débute, à proprement parler, le véritable suspense. C'est à ce moment que Benoît Gouin révèle tout son talent et que le réalisateur semble le plus à son aise. Les surprises se succèdent alors et la finale nous laisse sur un beau malaise.
mercredi 30 mars 2011
LA DÉFENSE LINCOLN : UNE DÉFENSE QUI ROULE À FOND LA CAISSE !
On pourrait croire que les romans policiers sont plus faciles à adapter au cinéma que tout autre genre littéraire. Faux ! La profusion des indices, des liens et des leurres nécessitent une mise en place complexe. Trop d'informations, on s'y perd. Pas assez et le film devient prévisible. La défense Lincoln relève le défi avec succès sans révolutionner le genre. Voilà un film intelligent, bien fait, duquel on sort avec pour seul commentaire: " Ouais, hum, c'est bon...". mardi 29 mars 2011
JO POUR JONATHAN: PARI RÉUSSI
Pas facile de rendre cinématographique un portrait réaliste du désoeuvrement de la jeunesse. Grand est le risque de tomber dans les tranches de vie contemplatives que l'on nomme "poésie du quotidien" pour qualifier ces films d'auteurs sincères mais souvent ennuyeux. Heureusement, Maxime Giroux évite le piège. Son "Jo pour Jonathan" soutient l'intérêt du spectateur du début jusqu'à la fin avec une histoire forte, bien filmée et troublante de vérités. mardi 22 mars 2011
SANS LIMITES : LES LIMITES D'UNE BONNE IDÉE
"Sans limites" se voulait une façon originale d'aborder le problème de la drogue. Ironiquement, le film perd son identité en cours de route, ne devenant que le pâle reflet de son potentiel original. Ses créateurs auraient-ils consommé trop de TNZ ?mardi 15 mars 2011
BATTLE L.A.: 2 REMAKES POUR LE PRIX DE 1
J'imagine assez bien un producteur s'asseoir devant le patron du studio et dire: - J'ai une idée ! Faisons un croisement entre La chute du faucon noir et Independance Day ! Sur papier, Battle: L.A. devait être un film prometteur, une valeur sûre au Box Office. Le résultat est efficace sans être émouvant, spectaculaire sans avoir de personnalité. Les amateurs de films d'actions seront bien servis, à condition de n'attendre que cela.- Cool ! Qui le réalisera ?
- Jonathan Liebesman, un tâcheron spécialisé dans les remakes.
- Cool !
jeudi 10 mars 2011
RANGO
Je ne suis pas un amateur de films d'animation en général mais l'approche "western-spagetti" de Rango a piqué ma curiosité. Forcé d'admettre que je me suis franchement amusé.samedi 5 mars 2011
DES HOMMES ET DES DIEUX
Au moment où le maire de Saguenay se bat pour rétablir la prière au Conseil Municipal de sa région, voilà que sort sur les écrans du Québec "Des hommes et des dieux" de Xavier Beauvois. Il y a belle lurette que la Foi n'est plus au goût du jour dans le cinéma occidental, sinon pour justifier des personnages douteux. Le dernier en lys, si ma mémoire est bonne, c'était "Mission" de Roland Joffé qui remonte à 1986. Nous ne parlons pas ici de films bibliques tel que "Passion" de Mel Gibson mais bien de films qui s'interrogent sur le mystère de la Foi.mercredi 9 février 2011
LES AVENTURES D'ADÈLE BLANC-SEC
Luc Besson a révolutionné le cinéma français populaire des années 80 avec des films originaux, atmosphériques et décalés: Subway, le Grand Bleu ou Nikita ont tous été accueillies comme des révélations par le grand public. Les années 90 furent plus sages: Léon, Le Cinquième éléments et Jeanne d'Arc s'inscrivaient dans une démarche hollywoodienne et comme beaucoup de "prophètes en leur pays", invités par Hollywood, il est retourné au bercail la tête basse. Dans les années 2000, l'enfant prodigue s'est reconvertie en "international producer", produisant des films d'action survoltés et ne commentant à titre de réalisateur que Angel-A, unanimement boudé. C'est avec l'adaptation du bande-dessinée de Tardi intitulée "Les aventures d'Adèle Blanc-Sec" que Besson fait son retour, espérant renouer avec le succès populaire.mardi 1 février 2011
FUNKY NIGHTS
dimanche 23 janvier 2011
Attention, les frelons volent bas !
Ceux qui vont voir un film de Seth Rogen (Pineapple express) seront bien servi. Ceux qui vont voir le dernier opus du réalisateur Michel Gondry (Du soleil plein la tête) seront amèrement déçus.En effet, il y avait beaucoup à espérer de cette étrange association. Comme scénariste, Rogen s'est imposé avec Superbad, une comédie pour ados qui a marqué le genre par son audace et son humour décalé. En revanche comme acteur, il faut aimé l'humour gras.
Quant à Michel Gondry, il s'est illustré à maintes reprises grâce à ses réalisations inventives. Réunis, on pouvait s'attendre à l'anti-film de superhéros par excellence. Mais non ! Outre quelques moments inspirés, le Frelon Vert se destinent exclusivement aux ados en manque d'humour.
L'histoire en une phrase: Un riche imbécile se joint à un karatéka génial pour faire régner l'ordre.
Jay Chou (à l'instar de Bruce Lee) est celui qui tire le mieux son épingle du jeu avec sa bouille impassible et ses combats spectaculaire. Seth Rogen joue gros, très gros, comme d'habitude et bien que son personnage soit sensément hanté par le désir d'honorer la mémoire de son père, on sent aucune profondeur dans l'interprétation de Rogen. Quant au méchant (Christoph Waltz, le charismatique nazi d'Inglourious Basterds), il semble se demander qu'est-ce qu'il vient faire dans ce four.
Par ailleurs, ni les effets 3D ni Cameron Diaz ne sont digne de mention. En sommes, une comédie destinée aux amateurs de films d'ados.
2/5
vendredi 21 janvier 2011
LA LEÇON D'UN ROI
Peu friand des histoires sur la monarchie, je pensais que "Le discours du roi" serait un film d'acteurs luxueux sur la misère des riches...je me trompais royalement.mardi 11 janvier 2011
Barney's Version ou comment mesurer la grandeur d'un homme
Si je vous demande: Nommez-moi des artistes québécois ayant une rayonnement international, spontanément vous direz: Céline Dion, Robert Lepage, Guy Laliberté. En se creusant un peu les méninges, on ajoutera: Riopelle, Léonard Cohen... mais peu citeront Mordecai Richler. Ce romancier polémiste, essayiste, juif anglophone est pourtant bel et bien un ambassadeur du Québec.3/5.
samedi 8 janvier 2011
O'Grit where art True?
True Grit des frères Coen est un western qui ne se prend pas au sérieux, il en résulte un film parsemé de moments savoureux mais dont l'ensemble reste inégal.Le western a triomphé pendant un demi-siècle sur les écrans américains avant de s'essouffler à la fin des années 60. Il y a bien eu quelques tentatives de réanimations avec le western-spagetti et le western crépusculaire, mais ces approches esthétisantes n'ont fait que stigmatiser le genre, de sorte qu'au début des années 70 le western devînt le lot du petit écran, laissant au septième art le soin de sonner la retraite aux vétérans du genre.
Ces "vues" de cowboys & d'indiens laissèrent dans le deuil toute une génération de cinéphiles qui s'en était abreuvée toute leur jeunesse et parmi eux: les frères Coen. Des films comme "No country for old man", "O'Brother where art thou", "Fargo", "Miller's crossing", "Blood simple" et même "Arizona junior" empruntaient beaucoup aux codes du genre. Nous étions nombreux à piaffer d'impatience à l'idée de voir un vrai western signé Coen...
L'histoire en une phrase: Une fillette de 14 ans engage un maréchal pour retrouver l'assassin de son père, aidés par un texas ranger, ils traverseront un territoire indien à la recherche du meurtrier.
Avec les frères Coen, on pouvait s'attendre à un western poussiéreux, peuplés de salopards grotesques et de scènes délirantes, mais non, True Grit est un western relativement poli, presque familial, qui s'efforce de rendre hommage au genre plutôt qu'à lui offrir un nouvel opus.
L'humour est pourtant au rendez-vous et les interprètes livrent de très belles performances. Chapeau à Hailee Steinfeld qui joue la gamine de 14 ans ! Matt Damon en texas ranger est amusant et Barry Pepper brille dans le rôle nuancé d'un complice poisseux du meurtrier. Quant à Jeff Bridges, il s'amuse ferme à chausser les bottes d'un ivrogne de mauvais poil, peut-être un peu trop, son personnage donnant parfois l'impression de sortir tout droit d'une parodie alors que les autres essayent de nous faire croire à l'histoire.
Il y certes de très bons moments et des scènes typiquement Coen. Le film se laisse regarder sans ennui mais l'ensemble demeure conventionnel et bien que je n'ai pas lu le livre, on sent que les réalisateurs ne tirent pas le plein potentiel de cette histoire. La plus grande faiblesse tient à son dénouement qui nous donne envie de dire: tout ça pour ça ! En effet, les problèmes et les embûches se résolvent un peu trop rapidement. On aurait aimé apprendre à mieux connaître ce meurtier incarné par Josh Brolin qui ne fait, en définitive, qu'une brève apparition dans le film.
À défaut d'avoir eu le Courage de faire un Vrai western, les Coen livre un bel hommage au genre avec ses paysages flamboyants, ses héros plus grands que nature et ses chevauchées pittoresques. On s'amuse. Pourquoi bouder son plaisir ? Ainsi pourrait-on paraphraser l'un des personnages de "Barton Fink" et dire: Tous les grands réalisateurs ont plus ou moins la touche Cohen, mais puisqu'il est réalisé par les frères Coen, True Grit l'a un peu plus que les autres...(sic)
3/5